Plus tôt cette semaine, GrS Montréal, la seule clinique au Québec qui offre des chirurgies d’affirmation de genre, a annoncé que les délais d’attente ont décuplé pour les résident·e·s du Québec cherchant des soins. Cette augmentation des délais, affirme la clinique, est directement liée aux coupures dans le financement des soins de santé par le gouvernement provincial.
Au Québec, les chirurgies d’affirmation de genre ne sont pas financées par la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ). Elles sont plutôt financées par un programme distinct administré par le Ministère de la santé et des services sociaux (MSSS) et Santé Québec.
Depuis 2009, un hôpital privé qui comprend la clinique GrS dispose d’une entente avec le MSSS, qui accorde à la clinique un financement pour effectuer des chirurgies, sans toutefois l’intégrer au système public. Cette entente confère de facto à GrS Montréal un monopole sur les chirurgies d’affirmation de genre dans la province. Des militant·e·s ont critiqué cette entente, plaidant pour que les spécialistes qui offrent les soins transaffirmatifs rejoignent la RAMQ.
Bien que l’entente permette que les chirurgies d’affirmation de genre soient financées publiquement, comme de nombreuses autres interventions essentielles au Canada, elle signifie aussi que lorsque les gouvernements réduisent le financement des soins de santé destinés aux personnes trans, les citoyen·ne·s qui ont besoin de ces soins en subissent les conséquences.
Ici, rédacteur·ice en chef de Script, Ziya Jones, explique comment les temps d’attente ont évolué — et ce que cela signifie pour les Québécois·es trans et non binaire qui cherchent à obtenir des soins.
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